Après l’horreur, le calme semble revenu. Les zombies sont partis. Pourtant, vous ne vous vous sentez toujours pas rassuré•e.

zombie qui marchent dans la rue
À plus dans l’bus.

– Et vous avez bien raison, assène la voix, qui semble lire dans vos pensées.

Vous avez surmonté l’épreuve de la nuit des mots-vivants. Pourquoi cette fichue voix dans son fauteuil ne veut elle pas vous laisser partir?

Le vent glacial qui s’engouffre dans la cheminée fait voler les feuilles sur lesquelles vous avez écrit jusqu’ici. La bougie vacille puis s’éteint. Seule la lumière de la lune qui pénètre la pièce vous permet de distinguer les ombres qui s’y déplacent.

Tout à coup, une lumière vive vous brûle la rétine. Elle provient d’un vieux vidéoprojecteur qui s’est mis en marche tout seul. Comme c’est rassurant.

lumière d'un vieux vidéoprojecteur en noir et blanc

Sur le mur d’en face, l’image projetée reste vierge. Mais peu à peu, vous commencez à apercevoir des formes mouvantes. On dirait un ballet de sorcières célébrant leur sabbat. Plus les secondes passent, moins vous en doutez. Elles sont en train de dessiner un pentacle effrayant.

L’écran de l’horreur

Celui-ci semble prendre feu puis se dissoudre pour laisser place à une nouvelle image. Cette fois, vous la reconnaissez au premier coup d’œil, puisqu’il s’agit du film exact des dernières minutes. Vous vous retenez de hurler quand vous vous rendez-compte que la silhouette de la voix se tenait juste derrière vous alors que vous écriviez. Puis vous l’observez reprendre place dans son fauteuil. En un regard, vous comprenez qu’elle n’est plus dans la pièce, mais bien dans l’écran. Vous respirez, voilà qui fait bien moins peur.

Une porte claque. Tout devient noir. Vous vous sentez aspiré•e sans comprendre ce qu’il vous arrive. Puis tout revient à la normale. Tout ou presque, puisque vous n’êtes plus dans l’Atelier, mais bien dans le film projeté au mur par le mystérieux mécanisme. À travers la frontière de l’écran, vous pouvez voir le monde réel comme à travers une fenêtre. Cela pourrait être drôle, si seulement vous vous y trouviez encore. Mais voilà, vous êtes bel et bien prisonnie•re du film!

Il était une fois…

La voix a un ricanement glacial alors que vous réalisez peu à peu la situation.

– Vous ne pensiez tout de même pas vous en sortir aussi facilement?

Une grosse boule dans la gorge vous empêche de répondre. Elle prend votre silence pour ce qu’il est: un signe de votre terreur profonde.

– Voici la suite de votre épreuve. Vous allez devoir écrire le scénario de ce film…ou d’un autre. Oh, pas le scénario en détail bien sûr. Seulement le résumé d’un film d’horreur. Et vous avez intérêt à me donner envie de le voir.

La suite a un goût amer de déjà-vu. Le guéridon, le fauteuil, le stylo, et la bougie – enfin, la projection de la bougie – qui vous éclaire à peine.

Vous déglutissez avant de vous asseoir.

il était une fois horreur scénario de film horreur

Pour retrouver la première partie de la malédiction de l’Atelier, découvrez La nuit des Mots-Vivants.

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